Fiche de données Nvidia
Données Easira du 27 août 2026
Création de valeur
- ROIC
- 62,0 %
- WACC
- 13,9 %
- Spread ROIC-WACC
- +48,1 pts
Rentabilité et croissance
Dette et solidité
- Altman Z-Score
- 141,5
- zone sûre
Valorisation
- Cours de référence
- $225,93
- P/E
- 34,7x
- Juste valeur (DCF central)
- $122
- −46,0 % vs cours · surévaluée
Positionnement parmi les 20 sociétés suivies par Easira
- ROIC : 2e sur 16 sociétés non financières.
- Spread ROIC-WACC : 2e sur 16.
- P/E de 34,7x, 69 % au-dessus de la médiane du panel (20,5x).
- Altman Z-Score en zone sûre, comme 5 autres sociétés sur 16.
Les données étendues de cette fiche (flux de trésorerie, dette, scénarios DCF détaillés, stress-tests) seront ajoutées lors de sa prochaine mise à jour.
L'analyse en 4 questions
Nvidia est devenue, en l'espace de quelques années, l'une des plus grandes capitalisations boursières au monde grâce à la demande de puces pour l'intelligence artificielle. Voici ce que montrent les chiffres calculés par Easira au 27 août 2026 — et où se situe précisément le débat sur ce titre.
L'entreprise crée-t-elle de la valeur ?
Le ROIC de Nvidia ressort à 62,0 %, contre un WACC de 13,9 % — un spread de +48,1 points. Sur ce critère, Nvidia est sans ambiguïté une entreprise qui crée massivement de la valeur : chaque euro de capital réinvesti génère un rendement très largement supérieur à son coût. Le WACC lui-même est élevé (13,9 %, contre 7-9 % pour la plupart des grandes capitalisations technologiques), reflet direct de la volatilité du titre (bêta de 2,22) — le marché exige une prime de risque plus élevée pour détenir Nvidia que pour détenir un Apple ou un Microsoft.
Un avantage concurrentiel construit sur l'écosystème, pas seulement la puce
La position de Nvidia ne tient pas uniquement à la performance brute de ses GPU, mais à l'écosystème logiciel (CUDA) construit autour depuis quinze ans, qui crée des coûts de changement réels pour les développeurs et les entreprises qui bâtissent leurs modèles d'IA sur cette infrastructure. C'est ce verrouillage logiciel, plus que le seul avantage matériel, qui explique la difficulté des concurrents à reprendre des parts de marché significatives.
Combien vaut réellement l'action, et à quel prix se paie-t-elle ?
C'est ici que se situe le vrai débat sur Nvidia. Le DCF central d'Easira ressort à 122 $, alors que le cours coté est supérieur d'environ 46,0 % à cette estimation — Nvidia apparaît donc surévaluée selon ce modèle. Cela ne signifie pas que le marché a tort : cela signifie que le prix actuel intègre déjà une trajectoire de croissance très ambitieuse sur plusieurs années. Un reverse DCF permettrait de chiffrer précisément quelle croissance implicite ce cours suppose — et de juger si elle est réaliste au vu de la question suivante.
Solidité financière
Avec un Altman Z-Score de 141,5, Nvidia dispose d'un bilan extrêmement solide, sans dette problématique ni risque de solvabilité identifiable. Le risque sur ce titre n'est donc pas un risque de faillite, mais un risque de valorisation.
Thèse d'investissement
Le cas haussier repose sur la poursuite de la position quasi monopolistique de Nvidia sur l'entraînement et l'inférence IA, avec une demande en centres de données qui ne montre pas encore de signe de ralentissement, et un spread ROIC-WACC qui reste l'un des plus élevés de la cote. Le cas central est celui d'une prime de 46 % par rapport à la juste valeur DCF, cohérente avec l'exécution actuelle du groupe mais qui ne laisse presque aucune marge d'erreur. Le cas baissier suppose une déception sur le rythme de déploiement des centres de données IA ou l'émergence d'une concurrence crédible (interne aux hyperscalers ou externe) — un scénario qui, à ce niveau de valorisation implicite, se paierait cher.
Questions fréquentes
Nvidia est-elle trop chère selon Easira ? Le DCF central ressort à 122 $, contre un cours environ 46 % plus élevé — l'action apparaît donc surévaluée selon ce modèle, ce qui reflète une croissance future déjà largement intégrée dans le prix.
Le risque sur Nvidia est-il un risque de solvabilité ? Non — l'Altman Z-Score de 141,5 exclut tout signal de détresse financière. Le risque principal est un risque d'exécution et de valorisation, pas de bilan.
Sources
Données utilisées
- Comptes publiés de Nvidia et données de marché (NVDA) — agrégés par les fournisseurs de données de marché d'Easira, extraits le 27 août 2026
Références
- T. Koller, M. Goedhart, D. Wessels (McKinsey & Company), Valuation — Wiley, 7e édition, 2020
- A. Damodaran, Investment Valuation — Wiley, 3e édition, 2012
- E. I. Altman, « Financial Ratios, Discriminant Analysis and the Prediction of Corporate Bankruptcy » — Journal of Finance, 1968
Pour vérifier les chiffres
Aller plus loin
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