Ce classement réunit le ROIC, le WACC et le spread ROIC-WACC de toutes les entreprises qui disposent d'une fiche Easira. Il permet de voir d'un coup d'œil quelles sociétés créent de la valeur avec chaque euro investi, lesquelles la détruisent, et à quel point les écarts sont importants d'un secteur à l'autre.
Comment lire ce classement
- Le ROIC mesure le rendement du capital investi dans l'activité ; le WACC ce que ce capital coûte à l'entreprise.
- Le spread est leur écart : positif, l'entreprise crée de la valeur ; négatif, elle en détruit, même si elle est bénéficiaire.
- Un spread n'a de sens que durable : une seule année peut capter un pic ou un creux de cycle. Chaque fiche détaille le contexte.
- Le spread mesure la qualité de l'entreprise, pas le prix de l'action : une excellente entreprise peut être trop chère. La colonne « Verdict de prix » indique la position du cours par rapport au DCF d'Easira.
Les banques à part
Pour une banque, la dette est une matière première et non un mode de financement : la notion de capital investi perd son sens, et le spread ROIC-WACC n'est pas interprétable comme pour une entreprise industrielle. Les banques figurent dans le tableau pour information, mais sont exclues de la médiane. On les juge plutôt sur leur ROE face au coût des fonds propres — voir ROIC vs ROE.
Ce que montre le classement
Les écarts sont considérables : les plateformes technologiques dominantes (Apple, Nvidia) dégagent des spreads de plusieurs dizaines de points, quand des groupes de consommation ou d'énergie de grande qualité se situent autour de +5 à +10 points. À l'autre extrémité, des entreprises en restructuration affichent un spread proche de zéro ou négatif. Un spread très élevé mérite toujours d'être expliqué : il peut refléter un avantage concurrentiel exceptionnel, mais aussi un capital investi réduit par les rachats d'actions.